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Qui est Giuseppe Conte, le nouveau Premier ministre italien choisi par les populistes ?

Qui est Giuseppe Conte, le nouveau Premier ministre italien choisi par les populistes ?

Qui est Giuseppe Conte, le nouveau Premier ministre italien choisi par les populistes ?
Il s'en est fallu de peu pour que l'Italie bascule, une fois de plus, dans une impasse politique. En validant, le 23 mai, la nomination de Giuseppe Conte au poste de Président du Conseil italien (l'équivalent de notre Premier ministre), le président de la République Sergio Mattarella a mis fin à un suspens de 80 jours, depuis la victoire aux législatives du 4 mars de la "coalition jaune-vert" composée des populistes du Mouvement 5 Étoiles (M5S) et des nationalistes de la Ligue du Nord (LN). Une nomination rocambolesque Lundi 21 mai, les dirigeants des deux partis vainqueurs - Luigi di Maio pour le M5S et Matteo Salvini pour la Ligue - étaient sortis tout sourire de leur entretien avec le président de la République au Palais du Quirinal, annonçant leur choix de ce juriste méconnu du grand public pour mener cette inédite coalition. Après deux jours de doutes, le nouveau chef du gouvernement italien a finalement promis : "Je serai l'avocat de la défense des Italiens". Giuseppe Conte sort alors de deux heures d'entretien en tête-à-tête avec le président de la République. Deux heures au cours desquelles il a dû rassurer le chef de l'Etat transalpin sur sa capacité à former un futur gouvernement de coalition populiste, à parler au nom de l'Italie au Conseil européen et, surtout, prouver qu'il n'est pas l'homme lige du tandem Di Maio - Salvini. >> A lire aussi : Marc Lazar : “L'Italie est dans une situation extraordinairement grave politiquement" Une fois encore, le pays de la commedia dell'arte n'a pas failli à sa réputation, tant le choix de ce juriste de 53 ans, père d'un enfant de dix ans avec lequel il partage un amour du football, fut rocambolesque. "Aucun des deux partis ne voulait être sous la direction de l'autre, explique Christophe Bouillaud, professeur agrégé de science politique à l’Institut d’Études politiques de Grenoble. Di Maio et Salvini ont alors trouvé la solution de prendre une personnalité liée au M5S (premier parti italien aux élections législatives) mais sans relief." "Mister nessuno" Les médias italiens ne mettent en effet pas longtemps à s'interroger, à la suite de cette annonce. "Qui est Giuseppe Conte ?", titre Il Sole 24 Ore dès le lendemain de l'annonce de Luigi di Maio, le 21 mai. La Repubblica se résout de son côté à interroger l'un de ses anciens instituteurs qui le décrit comme quelqu'un de "sérieux, intelligent et jamais exubérant". Même son de cloche à la Une de la presse internationale ; pour Le Soir, The Washington Post, The Guardian ou le Süddeutsche Zeitung, le nouveau Premier ministre italien est un "inconnu". "C'est 'mister nessuno', 'monsieur personne', plaisante le politologue Christophe Bouillaud. Il n'a aucune expérience politique connue. Il n'a pas été chef de parti, il n'a jamais eu de responsabilité institutionnelle, d'association ou de syndicat. C'est un simple professeur d'une bonne université qui a été choisi par le M5S lors de la campagne législative pour intégrer une liste de probable gouvernement." "C'est quelqu'un qui vient de la périphérie de ce pays (...), qui s'est fait tout seul, un dur", décrit au contraire Luigi Di Maio pour défendre ce choix. Giuseppe Conte est originaire d'un petit village des Pouilles, Voltuara Appula non loin de Foggia, dans cette Italie du Sud si décriée par les riches régions de Lombardie (Milan), de Toscane (Florence) ou du Latium (Rome). Fils d'un fonctionnaire municipal et d'une institutrice, cet homme à l'allure élégante, portant à chaque occasion des boutons de manchette et une pochette à la poitrine, déclare avoir "le cœur à gauche" mais est perçu par la presse italienne comme "proche du Vatican". En outre, il affiche un honorable curriculum vitae académique. Fact-checking Il sort diplômé de La Sapienza, l'université romaine en 1988 après des études de droit à la Villa Nazareth, une université catholique pour étudiants défavorisés à Rome. Sa spécialisation en droit privé l'entraîne, si l'on se réfère à son CV (consultable ici et ici), à enseigner dans des facultés en Sardaigne, à Rome ou à Florence. Paradoxalement, c'est de ce document imposant (dix-huit pages tout de même) que la polémique va poindre. Sitôt le nom de Giuseppe Conte rendu public, le document se retrouve fact-checké par de nombreux journalistes. Dans la soirée du 21 mai, Jason Harowitz, chef du bureau italien du New York Times tweete l'article biographique préparé par le quotidien américain : "Rencontrez le nouveau Premier ministre italien, peut-être" au ton énigmatique. Meet the new Prime Minister of Italy, maybe. https://t.co/NnwTDVOUGV— Jason Horowitz (@jasondhorowitz) May 21, 2018 Dans un second tweet, il développe : "Giuseppe Conte, le potentiel prochain leader italien, a écrit qu'il a 'étudié' à la NYU [New York University, ndlr], qui répond : 'Ce nom n'apparaît dans aucun de nos registres, que ce soit comme étudiant ou comme membre du personnel'." Giuseppe Conte, potentially Italy’s next leader, wrote that he “perfected and updated his studies” at NYU, which, when asked, said “A person by this name does not show up in any of our records as either a student or faculty member.” https://t.co/NnwTDVOUGV— Jason Horowitz (@jasondhorowitz) May 21, 2018 La coalition "antisystème" menacée par un CV bidonné ? La machine s'emballe et des démentis similaires parviennent de l'université de Duquesne, de l’université de Malte ou de l'Internationales Kulturinstitut de Vienne. Les polémiques s'enchaînent. En 2013, Giuseppe Conte aurait défendu les intérêts d'une famille qui voulait faire soigner leur fille, malade, suivant un protocole controversé qui s'est révélé être une fraude scientifique, la "méthode Stamina". Mattarella ne voulait pas de ce gouvernement Une période de doutes s'ouvre alors, qui ne serait pas pour déplaire au président de la République, Sergio Mattarella, issu des rangs des Démocrates chrétiens (centre gauche). "Il ne voulait pas de ce gouvernement, explique Christophe Bouillaud. Il pense que ces deux partis sont dangereux alors que lui est un europhile convaincu." Ses marges de manœuvres restaient pour autant compliquées : "Si Mattarella avait refusé la solution proposée par 'la coalition jaune-vert', il aurait risqué de se retrouver mis en accusation par le M5S et la LN, poursuit le politologue. De nouvelles élections auraient suivi, qui auraient pris l'aspect d'un référendum contre lui, qu'il aurait très certainement perdu." Le président de la République s'est donc résolu à charger Giuseppe Conte de lui proposer un futur gouvernement. On devrait d'ailleurs y retrouver Luigi di Maio et Matteo Salvini, pressentis respectivement pour occuper les portefeuilles du Travail et de l'Intérieur. L'opposition n'a pas tardé à railler cette nomination à l'image de l'ancien chef du gouvernement Matteo Renzi : "Si Conte s'est proposé de devenir l'avocat de la défense du peuple italien, nous nous constituons partie civile". De nombreux chantiers attendent le 43e Premier ministre italien (depuis la proclamation de la République en 1946), résumés dans un "contrat pour un gouvernement de changement" en 29 points. Selon Le Monde, qui s'en est procuré une copie, il s'agit d'un "curieux patchwork sans véritable cohérence idéologique (...) dangereusement précis pour définir les contours d'un tour de vis sécuritaire sans précédent, mais restant parfois allusif sur certains sujets explosifs. (...) Suffisamment flou pour ouvrir la porte à toutes les interprétations, ce texte est en revanche très clair sur les ennemis qu'il désigne (...) les 500 000 demandeurs d'asile (...). Et très bientôt Bruxelles et les partenaires européens de l'Italie, sommés d'accepter les exigences italiennes sous peine de déclencher une très périlleuse confrontation politique". Selon le Corriere della Serra, Giuseppe Conte aurait confié à des proches, en début de semaine qu'il n'avait "pas peur d'assumer les fonctions qu'on [lui] confierait". Une méthode Coué qu'il a également appliqué sur son compte What'sApp, en reprenant une citation de John Fitzgerald Kennedy : "Chaque réussite commence avec la décision d'essayer".

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/24/actualite/qui-est-giuseppe-conte-le-nouveau-premier-ministre-italien-choisi-par-les-populistes-111085695/
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Publish date : 2018-05-24 09:30:52
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Ce que Macron va négocier en Russie

Ce que Macron va négocier en Russie

Ce que Macron va négocier en Russie
N'en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron s'est bel et bien envolé vers la Russie. Le président français doit s'entretenir avec Vladimir Poutine ce jeudi 24 mai à Saint-Pétersbourg. Une rencontre programmée depuis l'automne dernier, dans le cadre du Forum économique de la ville dont le dirigeant tricolore et le Premier ministre japonais Shinzo Abe sont les invités d'honneur. L'économie au cœur des discussions Malgré un contexte international particulièrement tendu, l'Élysée se veut optimiste : le "téléphone rouge" n'a jamais été coupé entre les deux pays. "Depuis novembre, les deux présidents se parlent au téléphone environ une fois par mois, fait savoir l'Élysée. De vraies conversations de travail où chacun est concentré sur le fond du sujet traité", a fait savoir le gouvernement, comme le relate l'Express. Avec son homologue russe, Emmanuel Macron devrait aborder des sujets économiques, plutôt que d'évoquer les grandes crises internationales actuelles. Il faut dire que la France est bien impliquée dans l'économie russe. Vinci, Air Liquide, Total, Thalès ou Poma, autant d'entreprises françaises installées (partiellement) dans le pays des tsars. En 2016, la France a été le premier investisseur direct étranger en Russie. Pour le gouvernement, il est donc important de "continuer à bâtir des relations pérennes à partir de projets économiques concrets". Entretien élargi Divers contrats commerciaux ainsi que des accords bilatéraux dans les domaines du nucléaire civil, de l'industrie spatiale, de la recherche, de l'université (entre la Sorbonne et l'université de Saint-Pétersbourg) de la culture, de l'architecture, doivent également être signés. Pour cela, la rencontre entre les deux hommes a d'ores et déjà été allongée. Ils se sont assurés que leur entretien de jeudi soir soit assez long pour permettre une discussion complète. Une dizaine de conseillers de chaque côté seront présents lors de cette réunion, qui sera suivie d'une conférence de presse conjointe. "Réaffirmer notre position en Russie constitue un élément fort" Les deux dirigeants devraient toutefois aborder le sujet du nucléaire iranien. La France souhaite réaffirmer sa position, après l'accord signé à Vienne en juillet 2015 par les cinq membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, par l'Allemagne et Téhéran, mais récemment malmené par Donald Trump. "Réaffirmer notre position en Russie constitue un élément fort. (...) Mais cela signifie, aussi, que l'Iran doit continuer à respecter intégralement ses obligations prévues dans l'accord", précise l'Élysée. Mais le gouvernement français demeure confiant quant aux possibilités de dialoguer avec le président russe. "Il est clair que Vladimir Poutine valorise la capacité du président français à dire les choses", détaille l'Élysée. Pourtant, les divergences sont nombreuses. "Nous avons été très clairs dans notre solidarité avec Londres au cours de l'affaire Skripal et nous avons montré notre détermination en Syrie, mais cela n'empêche pas de signer des contrats avec la Russie et de travailler ensemble".

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Publish date : 2018-05-24 09:34:28
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Des députés déposent un amendement pour défendre le mot chocolatine

Des députés déposent un amendement pour défendre le mot chocolatine

Des députés déposent un amendement pour défendre le mot chocolatine
Le combat "pain au chocolat/chocolatine" se déroulera désormais à l'Assemblée nationale. Le 17 mai dernier, dix députés des Républicains ont déposé l'amendement n°2064 à la loi "équilibre dans le secteur agricole et alimentaire", pour "valoriser l’usage courant" du mot chocolatine, dans le code rural et de la pêche maritime. "Protéger les expressions populaires" Selon les mots des députés, l'amendement vise à "redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux", par exemple à "une viennoiserie dont historiquement le nom a puisé son origine dans la région gasconne, et qui fait la fierté de tout le Sud de la France : la chocolatine". La science au chevet des VRAIES problèmes : La carte de France "pain au chocolat" VS "chocolatine" https://t.co/ossOJRu05E pic.twitter.com/WrUCAQOkBe — Florian Marlin (@florianmarlin) October 26, 2017 Pourtant, seulement deux des dix parlementaires à l'origine de l'amendement viennent des "contrées chocolatinistes" (le Sud-Ouest de la France), du Cantal pour Jean-Yves Bony et du Lot pour Aurélien Pradié. À franceinfo, ce dernier a précisé :  " Ce n’est pas seulement un 'amendement chocolatine'... C’est un amendement qui vise à protéger les expressions populaires qui mettent en valeur des savoir-faire culinaires. " Des décennies de discriminations contre les "patois" Selon le linguiste Mathieu Anvazi, qui a consacré un long article au débat insoluble "pain au chocolat contre chocolatine", "il n’y a pas une variante [de mot] qui est correcte, mais plusieurs". "En tant que linguiste, je reste persuadé que ce sont les locuteurs qui définissent la norme, et non l’inverse. Dès lors, il existe autant de normes qu’il existe de régions… ou d’usages dominants !" En 1882, en rendant l'école obligatoire, Jules Ferry consacre aussi un monolinguisme d'Etat. Le français est la seule langue enseignée, et il est interdit de donner des cours en dialecte local. Les élèves pouvaient être punis s'ils parlaient en "patois". « L’intérêt des internautes pour les combats linguistiques qui opposent les tenants du "blanco" à ceux du "Typp-Ex", du "sac" à la "poche", de "septante" à "soixante-dix" voire de "crayon gris" à "crayon de bois" n’est peut-être pas seulement une illusion territoriale, mais une réponse du peuple à des décennies de discrimination en regard de la variation linguistique par nos élites, note le spécialiste des français régionaux Mathieu Anvazi. » L'amendement de la discorde sera examiné le 30 mai. De quoi diviser la France entière. Bon après la chocolatine, il est temps d'ouvrir le dossier "pomme de pin" !-) pic.twitter.com/ufqP40WsS4 — Rêv de Presse (@Rev_de_Presse) May 22, 2018

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/24/actualite/des-deputes-deposent-un-amendement-pour-defendre-le-mot-chocolatine-111086453/
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Publish date : 2018-05-24 09:52:27
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Une professeure transgenre insultée sur Twitter après la fuite d'un document

Une professeure transgenre insultée sur Twitter après la fuite d'un document

Une professeure transgenre insultée sur Twitter après la fuite d'un document
“Je vais changer mon enfant d'établissement, si son prof est transgenre.” Des messages haineux et transphobes ont déferlé ce mardi sur Twitter en réaction à une lettre de la principale d'un collège de Seine-et-Marne.  Dans celle-ci, elle annonce aux parents d'élèves qu'une enseignante va changer de genre : "Je suis intervenue aujourd'hui dans la classe de votre enfant pour l'informer qu'à partir de la semaine prochaine, son professeur (...), monsieur B., sera habillé en femme, peut-on lire dans ce document, daté du jeudi 18 mai. Monsieur B. entame un processus de changement de genre pour devenir une femme. Il aimerait être appelé madame et non plus monsieur." rapporte Franceinfo. Une fuite qui met en danger l'enseignante Dans ce document interne partagé sur les réseaux sociaux par une personne inconnue, le nom de l'enseignante et de la principale ainsi que l'adresse de l'établissement sont exposés. Cette fuite met en danger l'ensemble du personnel de l'établissement. La violence des menaces était telle que Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat égalité femmes-hommes, a tenu à réagir personnellement. Elle a annoncé avoir saisi la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). Vous êtes nombreux à m’avoir signalé cette affaire.
Avec la @DILCRAH nous avons fait les signalements nécessaires.
Les personnes trans méritent notre respect inconditionnel et ont strictement les mêmes droits que toute autre.
Merci de votre vigilance pour elles. https://t.co/BYtHyj4PCV — MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) 23 mai 2018 La situation reste calme dans le collège selon l'Académie de Créteil qui précise à Franceinfo qu' “un accompagnement a été mis en place auprès de l'enseignante, des élèves et de l'ensemble de la communauté pédagogique".

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/24/actualite/une-professeure-transgenre-insultee-sur-twitter-apres-la-fuite-dun-document-111086494/
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Publish date : 2018-05-24 09:58:46
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Comment fonctionne vraiment Parcoursup ?

Sur Twitter, des étudiants racontent la galère de Parcoursup

Comment fonctionne vraiment Parcoursup ?
Ce mardi 22 mai, les premiers résultats de la nouvelle plate-forme d'admission à l'enseignement supérieur, Parcoursup, sont tombés. Et par certains aspects, ils ont surpris. En effet, sur les 810 000 lycéens ou étudiants en réorientation qui ont postulé, seuls 430 000 ont reçu au moins une proposition pour leurs études. Pour les autres, qui n'ont reçu aucune réponse positive à leurs vœux, une attente difficile et stressante commence - à deux semaines du bac. 29 000 candidats n'ont même reçu que des réponses négatives à leurs vœux, ils ne sont donc sur aucune liste d'attente... Dans les dix jours à venir, les réponses peuvent cependant changer. En refusant un vœu #Parcoursup j'ai l'impression d'avoir sauvé une vie— Amél (@amelie_bodart) May 22, 2018 Comment les dossiers sont-ils classés ? Plusieurs questions se posent sur le fonctionnement de cette nouvelle plate-forme (Le Monde campus a répondu à certaines d'entre elles). D'abord, comment les dossiers sont-ils classés ? En effet, la première étape de Parcoursup, après les candidatures des lycéens, réside dans le tri des candidats par les universités, écoles et lycées. A ce moment là, des “algorithmes locaux” développés par chaque établissement, qui restent confidentiels, sont utilisés pour départager les candidats. De ce fait, on ne sait pas si des critères géographiques, en fonction des lycées, ou encore des notes sont pris en compte. Ce choix visait à laisser une certaine place au rôle des équipes pédagogiques. Un algorithme mis en place par le gouvernement, qui l'a rendu public la veille des résultats, intervient ensuite sur ce classement, pour prendre en compte un nombre suffisant de candidats boursiers, de résidents de l’académie et de bacheliers des filières technologiques et professionnelles pour les IUT et BTS. “Parcoursup ne trie pas sur des critères académiques", explique ainsi Guillaume Ouattara, étudiant en informatique de 22 ans : "Il y a bel et bien des critères sociaux qui vont être pris en compte”. 
Comment remonter sur les listes d'attente ?  D'autre part, comment passer d'une place sur liste d'attente à une admission ? Concrètement, les lycéens qui acceptent une place qui leur est proposée annulent leur postulation aux autres filières souhaitées. Ils libèrent donc des places. La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal assure ainsi que 66 000 places ont été libérées dès le premier soir. Elles devraient s'élever, selon elle, à 350 000 d'ici une dizaine de jours. Les lycéens doivent donc consulter chaque matin leurs admissions. Pour pouvoir comparer l'efficacité de ce système avec le précédent - Admission post-bac (APB) -, il faudra donc attendre que cette première vague de résultats arrive à son terme, et que toutes les places aient été redistribuées. Que faire si tous vos vœux ont été refusés ?  Il est possible que tous les vœux aient été refusés, dans le cas où le lycéen a postulé uniquement à des filières sélectives. Dans ce cas, il est possible d'être accompagné par la commission d’accès à l’enseignement supérieur, qu'il faut solliciter d'ici les quinze jours à venir. En quoi consiste la phase complémentaire ?  A partir du 26 juin et jusqu'au 21 septembre, les étudiants qui n'auront pas encore été affectés à une formation pourront postuler aux places restées vacantes lors d'une phase complémentaire. Selon le ministère, environ 20% des candidats n’auront pas reçu de proposition au moment des résultats du bac, le 6 juillet. Refusé partout sur #Parcoursup mais je n'oublie pas que nous sommes la nation FRANÇAISE— Bodoro (@HugoineMartoris) May 22, 2018 En tout cas, cette première phase d'admission a suscité de nombreux commentaires amères de lycéens sur les réseaux sociaux. Ils témoignent aussi du stress généré par leur situation. Pour vice-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) Hervé-Jean Le Niger, interrogé par France Info, “on est devant un constat d'échec”, car “C'est extrêmement anxiogène pour des élèves qui vont passer leur baccalauréat bientôt et qui parfois risquent d'être orientés vers des filières qu'ils n'ont absolument pas choisies, mûries, préparées au lycée". 

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/24/actualite/comment-fonctionne-vraiment-parcoursup-111086433/
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Publish date : 2018-05-24 09:01:15
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Haroun : "Personne n'imite l’accent européen, alors pourquoi faire l’accent africain ?"

Haroun : "Personne n'imite l’accent européen, alors pourquoi faire l’accent africain ?"

Haroun : "Personne n'imite l’accent européen, alors pourquoi faire l’accent africain ?"
Dans ton spectacle, tu parles beaucoup d’écologie, de la crise des réfugiés, de la transformation de nos modes de vie par la technologie, des dangers de l’ubérisation de la société… C’était un challenge d’écrire un one man show basé sur le programme de Benoît Hamon ?
Haroun - Tu trouves que ce que je dis correspond aux idées de Benoît Hamon ? Honnêtement, je n’en ai pas conscience. C’est vrai qu’il parle aussi de transhumanisme... Je pense que les gens s’en foutent un peu de ce que je dis. Ce qui est important, c’est ce qui résonne chez eux. Je soulève des problèmes que le public interprète. Dans mon spectacle sur les élections, je parle du racisme de gauche. Il y a plein d’exemples : il suffit de faire des amalgames qui n'ont pad de sens mais bienveillants. Genre, les Noirs courent vite. C’est vrai que l’écologie me tient beaucoup à cœur car j’ai l’impression que tout le monde a bien saisi l’urgence de la situation, mais que très peu de gens adaptent leurs modes de vie en conséquence. Là où je ne suis pas d’accord avec des mecs comme Benoît Hamon, c’est qu’il ne faut pas se contenter d’accuser les industriels. C’est principalement de notre faute. Je pense que le principal problème de la politique tient sur cette hypocrisie : c’est de notre faute. Mais si un homme ou une femme politique se met à culpabiliser les gens, il ou elle devient impopulaire. Moi je peux le faire, car je fais des blagues. Je peux me permettre de dire que les Français font de la merde ! L’humour est devenu une évidence pour moi lorsque je me suis rendu compte que les humoristes abordaient ces questions de société d’une manière beaucoup plus puissante et directe que les politiques. C’est vrai que c'est plus facile de faire de l’humour avec les idées de ceux qui n’ont fait que 6%. Si tu te bases sur l’idéologie dominante, tu finis par représenter le pouvoir et plus tellement le contre-pouvoir. La première fois que je t'ai vu c'était au Trianon, en 2016, quand tu assurais la première partie de Fary. Tu avais attendu la fin du show pour distribuer des flyers pour ton propre spectacle.
Ce n’est pas forcément un truc qui se fait beaucoup dans l’humour. J’avais besoin de promo. A cette époque, je jouais au BO Saint-Martin, une salle de 70 personnes. Je n’avais encore sorti aucune vidéo donc c’était un bon moyen de faire connaître mon spectacle. C’est vrai que c’est moi qui distribuais les flyers… Tout simplement parce que je n’avais personne d’autre à solliciter pour m’aider et le faire à ma place. >>A lire aussi, Qui est Fary, la nouvelle étoile du stand-up français ? Quand as-tu sérieusement envisagé d’écrire un spectacle d’humour ?
J’ai commencé à écrire le spectacle en 2013 quand j’habitais à Toulouse. A l’époque, je n’avais pas grand-chose pour jouer si ce n’est un petit théâtre associatif perdu au fin fond de la ville. C’était hyper dur de le remplir, mais ça m’a énormément aidé à progresser. Je suis descendu vivre à Toulouse en 2011, à la fin de mes études de commerce. J’avais fait un petit voyage autour du monde avec ma meuf. On a visité treize pays pendant neuf mois entre l’Amérique du Sud, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est. Bon, c’était sans doute un peu trop pour neuf mois… mais il y a des pays dans lesquels tu accélères. A notre retour, on avait envie de changer de vie et on s’est installé à Toulouse. J’ai créé une boîte d’improvisation théâtrale pour les entreprises car je m’étais passionné pour l’impro pendant mes études. Une fois que l’activité était lancée, j’ai pu bénéficier d’un peu plus de confort pour me remettre à écrire sérieusement. A cette époque, ma copine faisait un peu tout : productrice, manageuse, régisseuse… Aujourd’hui elle est toujours impliquée dans le projet mais on a un vrai producteur avec une équipe solide. A quel moment as-tu décidé de te diriger vers une activité plus artistique que B2B ?
Il y a eu un élément déclencheur. J’étais dans le bus avec ma femme et on parait du mec qui gérait le syndicat de copropriété de notre immeuble. Tu vois le genre de mec qui s’occupe de ça à 1000% ? Genre c’est toute sa life ? Je décrivais une discussion prise de tête que j’avais eue avec lui. Je renchérissais, j’en faisais des tonnes pour la faire marrer. Ma meuf m’a dit : "Mais putain, il faudrait que tu l’écrives. Il faut que tu remontes sur scène ". Pendant mes études j’avais déjà écrit et joué un petit spectacle. Tout est parti de ce délire. J’ai écrit ce petit sketch mais finalement je ne l’ai jamais joué. Quand je suis remonté à Paris en 2015, je me suis vraiment lancé. Je jouais mon spectacle une fois par semaine et je faisais le tour des scènes ouvertes pour faire connaître mon travail. J’ai commencé comme un amateur, mais j’ai toujours eu cette fibre. J’ai toujours été passionné d’humour. Gamin, je regardais tout ce qui passait., tous styles confondus. Tu t’es inspiré d’humoristes américains ?
Pas beaucoup. Je regardais surtout des trucs français un peu chelous. J’adorais Les Deschiens par exemple. Et Monsieur Manatane ! Je ne sais pas si tu t’en souviens de ces chroniques de Benoît Poelvoorde sur Canal. C’était fou. J’ai beaucoup regardé les Inconnus évidemment et puis les cassettes audio de Coluche. J’ai découvert l’humour américain et anglais bien plus tard. Il y a des humoristes qui regardent vraiment tout ce qui se fait aujourd’hui et qui sont très au fait de l’actualité de l’humour. Ce n’est pas trop mon cas. J’ai l’impression que la fascination pour les grosses stars de l’humour américain tient principalement sur leur personne. Kevin Hart par exemple je ne comprends pas. Ca ne me fait rien. J’ai besoin de contexte. C’est vrai qu’il y a des mecs qui déchirent comme Bill Burr mais je préfère un Judah Friedlander. Lui il parle du monde. J’aime les humoristes qui ont une conscience et une réflexion sur la société qui les entoure. Dans ton spectacle, tu joues beaucoup sur le côté "double détente" en allant chercher un premier rire immédiatement suivi d’un deuxième, beaucoup plus subtil, qui force à réfléchir. Si bien qu’on est parfois embarrassé d’avoir ri la première fois.
Peut-être que c’est quelque chose qui vient de ma fascination pour Desproges et Coluche. Coluche m’a vraiment marqué. Je rigolais beaucoup en le regardant et en l’écoutant quand j’étais petit. Et en grandissant, j’ai capté plein de choses qui m’avaient échappé dans son écriture. Tu connais le sketch du CRS Arabe ? C’est un mec dans un bar qui raconte qu’il en a marre des Arabes. Et il y a un CRS arabe juste à côté, en train de boire un verre avec ses potes. Ce sketch m’avait choqué car il est rempli de contre-pieds. C’est comme quand tu écoutes un rappeur qui écrit super bien et que tu es obligé d’écouter la chanson une trentaine de fois pour comprendre toutes les vannes, saisir toutes les punchlines. Quand j’ai découvert l’album Opéra Puccno, j’étais choqué. Toutes les chansons avaient plusieurs sens. En le réécoutant cinq ans après, j’avais une toute autre lecture du disque. Peut-être que de ce point de vue, ce ne sont pas les humoristes qui m’inspirent mais plutôt les rappeurs. Tu écoutes beaucoup de rap ?
J’écoutais beaucoup de rap. J’aime beaucoup la chanson à textes en fait. Je suis assez radical en matière de musique. Quand il y a du texte, soit j’adhère complètement soit les paroles me dérangent tellement que je préfèrerais qu’il n’y ait que des mélodies. Je ne retiens jamais les noms de ce que j'écoute. Attends je check ma playlist... Alors en ce moment j'écoute Ablaye Cissoko, Bonga, Cesaria Evora, Ali Farka Touré, de l'électro calme aussi. J'aime les trucs doux, tranquilles, genre la kora ou le luth. J'écoute aussi du rap français actuel hein ! J'aime bien Vald, Orelsan, Hyacinthe...  Et là on m'a fait découvrir Dinos, j'aime bien. >> A lire aussi, Dinos : "Le rap est la musique du peuple" Il y a un moment où tu incarnes un tatoueur chinois. Tu le fais parler sans accent avant d'insister sur le fait que ça n’a pas de sens d’imiter des accents étrangers. Plus tard, tu prends pourtant un accent un peu beauf quand tu campes un supporter de foot. Puis tu parles comme une caille-ra pour jouer un mec de cité qui devient avocat. Pourquoi refuser de tomber dans le lieu commun des accents alors que tu enchaînes sur des intonations qui renvoient à une origine sociale ?
Je ne suis pas contre les accents mais je suis contre les accents mal réalisés. Un jour, j’ai écrit un sketch dans lequel je jouais un Congolais. On ne la jamais sorti mais c’était un délire. Je jouais un détective congolais qui menait une enquête compliquée : il était perdu car le coupable s’appelait Innocent. Je suis allé voir des potes qui connaissent l’Afrique et ils m’ont expliqué les particularités de l’accent congolais. Thierno Thioune, mon metteur en scène, est d’origine sénégalaise. On sait très bien que l’accent africain n’existe pas. Imiter l’accent africain est un non-sens de ouf ! Ca n’existe pas ! Personne n'imite l’accent européen, alors pourquoi faire l’accent africain ? Pareil pour l’accent asiatique. Les gens qui imitent l’accent chinois ne font pas la distinction entre celui des Vietnamiens ou celui des Japonais. Si je me permets de faire la caillera, c’est parce que j’ai grandi avec ces mecs et je sais qu’il y a une justesse derrière. Le but c’est de donner du relief au personnage, bien plus que de me moquer d’une façon de parler. Je pense que l’équilibre se situe ici. Il y a un morceau de rap qui parle de ça d’ailleurs : Habitus de Rocé. Il parle de ce genre de tics de langage qui isolent certaines personnes. Je pense que quand on imite un accent, la seule question qu’il faut se poser c’est "Est-ce que je fais rire la personne concernée ?". Mais en vrai, ce serait marrant de voir un avocat qui parle comme une caille-ra. Oauis, mais il y a déjà des avocats qui sont d’authentiques racailles.
C’est vrai. Et puis au fond, Dupont-Moretti c’est une caille-ra. Quand on te voit à la télé on a l’impression d’un mec discret, un peu en retrait, alors que sur scène tu laisses beaucoup de place au jeu et au mime. C’était important pour toi d’incarner le truc physiquement ?
Non pas forcément. Je vois plutôt le mime comme une récréation dans le spectacle. J’adore la gestuelle, je m’éclate vraiment à faire ça. Un geste peut être aussi lourd de sens qu’une vanne. Je ne communique pas trop là-dessus car c’est un peu la cerise sur le gâteau quand les gens viennent voir le spectacle. C’est pour ça que je n’ai jamais diffusé ces séquences en vidéo. Et puis ça rend moins bien à l’image. On en parle beaucoup avec Thierno, mon metteur scène, et il m’aide beaucoup là-dessus. Tu parles beaucoup de ton metteur en scène. Comment vous êtes-vous rencontrés avec Thierno ?
On faisait de la danse ensemble. J’ai commencé vers 16 ou 17 ans et j’ai arrêté quand je suis rentré en école de commerce. J’ai continué jusqu’au moment où il fallait choisir entre me lancer professionnellement dans le truc ou choisir une autre voie. On faisait du hip-hop, surtout du breakdance. Et puis de la danse contemporaine aussi. C’est surtout ce dernier secteur qui recrute. Thierno a continué la danse sérieusement mais on a toujours travaillé ensemble sur mes projets de one man. La suite logique pour un humoriste qui commence à faire parler de lui, c'est souvent d'atterrir au micro d'une radio pour chroniquer l'actu. On te l'a déjà proposé ?
Ouais, j'ai fait quelques chroniques sur France Inter à l'essai. Putain, c'était tôt. Il fallait être là à 6h30. J'ai aussi fait des chroniques dans Les Terriens du Dimanche mais ça ne m'a pas vraiment plu. Ardisson...
Ouais, on a enlevé toutes les vidéos. Je n'ai vraiment pas aimé la construction de l'émission. Je ne me suis vraiment pas senti à l'aise. A la télé, généralement, ils veulent que tu sois offensif et que tu cherches la petite bête. Ca ne m'intéresse pas. Le rythme de la télé ne me va pas du tout. Je joue beaucoup avec les silences et les non-rires. Quand une vanne ne passe pas, ça me fait marrer. Mais c'est impossible à la télévision. Il y a un principe d'efficacité qui ne me convient pas. Depuis quelques temps, tu joues à fond la carte d'Internet et des réseaux sociaux. A l’heure où tous les humoristes se sentent obligés de devenir YouTubeur, faire un spectacle sur Internet était-il un moyen d’inverser la tendance et de ramener le web sur scène ?
C’était surtout par rapport à des idées que j’avais envie de mettre en place. Je ne me suis jamais dit qu’il fallait absolument poster des vidéos ou même écrire un spectacle sur Internet. Le sketch avec Marine Le Pen est venu tout seul. La prod m’a beaucoup aidé pour réaliser les vidéos. Après avoir fait les Open du Rire de Rire et Chansons, j’ai commencé à avoir quelques contacts, notamment avec Jean-Philippe Bouchard. J’ai commencé à travailler avec lui et il avait une équipe de vidéastes. Au début, on a fait ça avec des bouts de ficelle. Pour faire le fond vert de la vidéo avec Marine Le Pen, on a étendu un drap dans un coin de bureau quand les employés étaient partis. J’aime bien cette ambiance, car ça t’oblige à être créatif. Tu te prends la tête pour trouver des solutions. Le pire pour un humoriste, c'est de se sentir installé. J'espère que ça ne m'arrivera jamais mais ça m'inquiète. La peur de me répéter est déjà là. C'est pour ça qu'il faut continuer à faire des scènes ouvertes, tester des choses et se mettre en danger. Je tiens énormément à cette simplicité car au fond c’est ça le stand-up : un micro, une scène et c’est parti. Propos recueillis par Azzedine Fall Haroun est en spectacle à Paris, au République, chaque fin de semaine jusqu'au mois de septembre (au moins). Toutes les dates apparaissent sous ce lien.

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/24/actualite/calmement-mais-surement-haroun-est-en-train-de-devenir-le-mec-le-plus-drole-du-pays-111085333/
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Publish date : 2018-05-24 07:47:42
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75% des Français sont pour la réforme de la SNCF

Productivité, investissement : pourquoi la SNCF est loin d'être à la traîne face à ses rivaux européens

75% des Français sont pour la réforme de la SNCF
C'est reparti pour deux jours de grève. Le 23 et 24 mai, le trafic ferroviaire est encore perturbé, signe que les cheminots continuent à se battre contre la réforme de la SNCF. Mais, cela ne semble faire ni chaud ni froid aux Français. D'après, un sondage que le Monde a pu consulter les trois quarts d'entre eux sont favorables à la réforme et plus de la moitié est opposée à la grève. Cette enquête Ifop effectuée auprès de 1 000 personnes est la cinquième commandée par la SNCF depuis le début de la grève perlée. Selon le Monde : "elle montre une stabilisation des perceptions par rapport aux vagues précédentes." Au début du mouvement, d'après un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 51 % des personnes interrogées souhaitaient déjà "que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme telle qu’elle a été annoncée". Contre le statut des cheminots mais pour le service public Usagers ou pas, 76% des Français trouvent aujourd'hui la réforme justifiée et 58% pensent que les cheminots ont trop d'avantages. Pourtant, tous sont conscients que la privatisation à terme de la SNCF est inéluctable (70%) et que de nombreuses petites lignes vont fermer (62%). Comme le disait au début des grèves, Véronique Reille-Soult, de Dentsu Consulting, au Figaro, les Français "qui s'expriment ne prônent pas le maintien du statut [de cheminot], mais défendent le service public."

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/23/actualite/75-des-francais-sont-pour-la-reforme-de-la-sncf-111085870/
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Publish date : 2018-05-23 09:33:18
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"Il n'y a chez Macron aucune ambition de penser la banlieue autrement"

"Il n'y a chez Macron aucune ambition de penser la banlieue autrement"

"Il n'y a chez Macron aucune ambition de penser la banlieue autrement"
Quelle est votre réaction suite à la présentation du plan ? Stéphane Gatignon - Le discours du président de la République, qui était très important et très attendu, n'a pas été à la hauteur et les propositions qui ont été faites restent faibles. Au final, on se retrouve avec pas grand chose et il ne nous reste qu'à attendre le mois de juillet et le lancement du plan "Cœur de quartiers", mais bon... Tout cela n'est pas à la hauteur des enjeux. Le plan Borloo comportait 19 propositions sur la banlieue, "contre un nouvel apartheid". Allait-il dès le départ, selon vous, au cœur du sujet ?
Le plan Borloo, c'est une boîte à outils avec des propositions en 19 points. Premièrement, Emmanuel Macron n'en ressort pas grand chose. Il parle un peu de tout, dans un discours qu'il ne qualifie lui-même pas de discours... On ne sait pas de quoi il s'agit. Il n'y a rien de précis, il n'y donne aucune ampleur alors qu'il aurait pu faire d'autres propositions. Il aurait pu dire, comme il paraît qu'il est libéral, qu'il allait décharger les entreprises de moins de cinq salariés pour combattre le travail au noir et offrir des perspectives d'emplois. Mais il n'a rien fait rien de la sorte. Il n'y a aucune nouvelle proposition forte et, en même temps, il ne reprend aucune des propositions de l'ancien ministre de la Ville. >> A lire aussi : Comment Sevran est devenu le symbole des ghettos français Notamment en matière de sécurité où les annonces restent faibles... Toute la partie sur les questions de sécurité est faussée car tout avait déjà été annoncé dans le plan de police de sécurité du quotidien (PSQ), l'année dernière. Il nous explique qu'il faut lutter contre le trafic de stupéfiants tout en nous annonçant qu'il n'y aura aucune légalisation... Il clôt le débat avant même de l'avoir engagé. Son discours et ses propositions ne suffisent pas quand on connaît la gravité de la situation, qui est déjà trop compliquée et qui risque de continuer de s'aggraver dans les mois à venir. On n'insuffle aucune dynamique nouvelle pour mobiliser les acteurs de terrains : les élus, les associatifs, etc. Quid des contrats aidés ? Il n'a pas eu un mot à ce sujet ! Alors qu'on sait très bien que, dans le monde associatif, que ce soit les clubs culturels ou les associations sportives, cette question est essentielle. 260 000 contrats aidés doivent prendre fin cette année, qu'est-ce qu'on va faire derrière ? Vous avez démissionné de votre poste de maire de Sevran le 28 mars. Le discours d'Emmanuel Macron vous donne-t-il raison ? L'annonce de ce plan, au contraire de me faire regretter ma décision, la renforce. Cela fait dix-sept ans que j'entends ce genre de discours, j'en ai largement fait le tour. Il y a trop peu de choses qui bougent et qui changent. Je vois ça de l'extérieur désormais mais ça s'annonce compliqué. Je ne suis pas dans l'histoire pour ma part, un nouveau maire a été nommé à Sevran. Je reste conseiller municipal mais c'est tout. >> A lire aussi : Les dernières heures à Sevran de Stéphane Gatignon, héraut des banlieues On sent de la fatigue et de l'abattement dans votre discours... Je ne suis pas abattu mais il y a deux choses à noter. Déjà sur le discours, il faut redonner de la confiance à la population des banlieues. Ceux qui font que la vie continue dans nos territoires, les corps intermédiaires, ceux qu'on ne voit pas. Mais comment leur rendre confiance de cette façon ? Il n'y a rien eu en ce sens. D'autre part, dans l'idée de mettre un terme à la ghettoïsation, on marche à l'envers ! Il n'y a chez Emmanuel Macron aucune ambition de penser la banlieue autrement, d'avoir une vraie réflexion sur le sujet. Se dirige-t-on selon vous vers un nouvel échec de l'acceptation des banlieues par le reste du territoire national ? Je pense que ce plan prouve l'incompréhension totale et le manque de travail sur ce qu'aujourd'hui doivent être nos territoires. Il faut arrêter d'empiler la pauvreté et faire bouger les choses. On parle de villes compliquées, qui subissent l'Histoire. Quand on a réaménagé Sevran, s'est posée à maintes reprises la question de la pollution. On est situé sur d'anciens sites industriels, ce sont des dossiers qui sont compliqués et c'est pour cela qu'il faut aussi renforcer le pouvoir de nos élus locaux. La semaine dernière, un rapport intitulé La République en échec en Seine-Saint-Denis a fuité et annonçait pourtant la gravité de la situation... Les représentants de cette commission parlementaire y ont noté que la Seine-Saint-Denis avait moins de policiers, moins de justice et moins d'écoles que les autres territoires. Rendez-vous compte que le lycée le mieux doté du 93 était équivalent au moins doté de Paris. L'exécutif a, j'imagine, tout fait pour que ce rapport ne fuite pas avant son discours mais, malgré cela, il n'en dit même pas un mot hier... Macron n'est que dans le rattrapage. Au final, on se retrouve encore avec beaucoup de paroles en l'air mais le problème est que ces paroles, on s'en fout. Ce qu'on veut savoir maintenant c'est : "Comment on fait ?" Les habitants, les personnes aux commandes dans les communes, dans les départements, comment font-elles ? Propos recueillis par Julien Rebucci.

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Publish date : 2018-05-23 10:15:04
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Matthieu Barbin, des débuts de chorégraphe très physiques

Matthieu Barbin, des débuts de chorégraphe très physiques

Matthieu Barbin, des débuts de chorégraphe très physiques
Pour Matthieu Barbin, bouger est comme une seconde nature. Pas seulement parce qu’il va créer un solo aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. Ni parce qu’il pratique la danse depuis tout môme après avoir tâté de la GRS (gymnastique rythmique et sportive). Car ce touche-à-tout renâc...

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/23/actualite/matthieu-barbin-des-debuts-de-choregraphe-tres-physiques-111086037/
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Publish date : 2018-05-23 14:30:42
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Notre-Dame-des-Landes : un zadiste grièvement blessé par une grenade

Notre-Dame-des-Landes : un zadiste grièvement blessé par une grenade

Notre-Dame-des-Landes : un zadiste grièvement blessé par une grenade
L'histoire balbutie. Un jeune homme de 21 ans a eu la main arrachée par une grenade offensive lancée par des gendarmes, ce mardi à Notre-Dame-des-Landes. Il a dû être opéré et amputé d'urgence au CHU de Nantes. Cet accident, le plus grave qu'ait connu la ZAD rappelle tristement la mort de Rémi Fraisse. En 2014, ce militant écologiste âgé également de 21 ans avait perdu la vie, tué par une grenade. Les circonstances de la blessure contestée Depuis jeudi 17 mai, les expulsions ont repris à Notre-Dame-des-Landes. Le début des opérations s'est déroulé "globalement dans le calme" selon la gendarmerie : une dizaine d'habitations ont été détruites et des maisons murées. Mais, ce mardi, "une cinquantaine d’opposants radicaux cagoulés se sont attaqués aux forces de l’ordre en leur jetant notamment des cocktails Molotov et des projectiles", a affirmé Gérard Collomb dans un communiqué de presse. Les gendarmes ont alors lancé des grenades de type GLI-F4  "pour défendre leur intégrité physique et disperser le groupe d'activistes". Selon le ministre de l'Intérieur, c'est à ce moment-là qu'"un des opposants aurait tenté de ramasser une grenade tombée au sol en vue de la relancer sur les gendarmes. C'est alors que cette grenade a explosé". ℹ️ A #NDDL, attaquées par des opposants radicaux, les forces de l'ordre ont procédé à des jets de grenades lacrymogènes. Selon les 1ers éléments, un opposant a été gravement blessé à la main en ramassant l'une d'elles au sol. L'inspect° générale de la @Gendarmerie a été saisie. pic.twitter.com/PDnKsRFNm8 — Ministère de l'Intérieur (@Place_Beauvau) 22 mai 2018 Une version des faits contestée par les occupants. Lors d'une conférence de presse mardi après-midi, l'équipe médicale de la ZAD a expliqué qu"il (était) assez peu probable et pas du tout crédible que la personne ait ramassé la grenade volontairement, étant donné qu’elle était en train de fuir", relève Reporterre. #zad #nddl Sur la Zad, Armelle ne peut pas croire que le jeune blessé ait ramassé de lui même la grenade. « C est écrit partout. On ne touche jamais une grenade qui vient d être lancée. Tout le monde le sait ». — veronique escolano (@vescolano) 22 mai 2018 Un autre zadiste renchérit, visiblement ému par les circonstances. A la fin de sa prise de parole, il demande que "l’État arrête d’utiliser des armes létales" : #zad #NDDL Les zadistes ne croient pas à une grenade relancée par le jeune homme grièvement blessé pic.twitter.com/0qS3IbtpXw — veronique escolano (@vescolano) 22 mai 2018 La dangerosité de la grenade GLI-F4 pose question La GLI-F4 est bien connue dans le bocage nantais. C'est une grenade " à triple effets lacrymogène, sonore et souffle" qui contient de l'explosif. Daniel Schneidermann d'Arret sur Images rappelle que "depuis la mort de Rémi Fraisse (tué par un autre type de grenade), il est question de retirer les GLI-F4 de la dotation des forces de l'ordre. Même la presse des gendarmes la considère 'contestée', et les commandes n'en ont apparemment pas été renouvelées". Jean-Pierre Fraisse, le père du militant décédé en 2014, est intervenu ce mardi sur RTL pour dénoncer l'usage de ces grenades : "Une fois de plus on envoie des grenades sur des jeunes (...). Il faut savoir que ce sont des grenades offensives, bien moins puissante effectivement que la grenade OF 1 qui a tué mon fils Rémi, mais c'est quand même des grenades offensives avec un effet de souffle important". Pour mettre en lumière les circonstances de l'accident, une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Nazaire et l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Gérard Collomb va devoir continuer "à entendre parler de Notre-Dame-des-Landes".

Source link : https://www.lesinrocks.com/2018/05/23/actualite/notre-dame-des-landes-un-zadiste-grievement-blesse-par-une-grenade-111085982/
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Publish date : 2018-05-23 13:51:50
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