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Ce qu'il faut retenir de l'Emission politique

Ce qu'il faut retenir de l'Emission politique
Hier soir, l'heure était au bilan sur France 2. Pour la dernière de l'Emission Politique cette saison, les dirigeants des cinq grands partis et mouvements français étaient à l'antenne, pour tirer les conclusions de la première année du quinquennat Macron. Christophe Castaner représentait La République en marche (LREM), Jean-Luc Mélenchon La France insoumise (LFI), Olivier Faure le Parti socialiste (PS), Laurent Wauquiez Les Républicains (LR), et Marine Le Pen le Front national (FN). Mais cette femme et ces hommes politiques n'ont pas débattu entre eux. Ils ont plutôt chacun eu le droit à un entretien de quinze minutes avec Léa Salamé, la présentatrice de l'émission. En cause, les refus de Castaner et Mélenchon de débattre. J’ai une pensée très amicale pour @LeaSalame qui se retrouve avec une émission en kit parce que nous avons une classe politique qui refuse le débat comme le canasson refuse l’obstacle. #LEmissionPolitique — Thomas Sotto (@ThomasSotto) May 17, 2018 Castaner, porte-voix de Macron Christophe Castaner, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, a défendu la ligne europhile du pouvoir, rappelant la tenue des élections européennes dans un an. Les élections européennes auront lieu dans 1 an. Avec @enmarchefr, nous mènerons une campagne pro-européenne. Non pas une campagne béate mais une campagne pour une Europe que nous devons changer en profondeur. #LEmissionPolitiquepic.twitter.com/vTPOsKMamh — Christophe Castaner (@CCastaner) May 17, 2018 Bien qu'il ait refusé tout débat, il n'a pas manqué de tacler Laurent Wauquiez, qui propose l’enfermement préventif des fichés S. Il s'est opposé à cette mesure, tout en assurant que l'état d'urgence ne serait pas rétabli. Le fiché S est un outil de renseignement. Tous les professionnels de la sécurité vous disent « Surtout ne tombez pas dans les travers, dans les propositions de Laurent Wauquiez, vous nous priveriez de cet outil-là. » #LEmissionPolitique pic.twitter.com/juCDqegT8c — Christophe Castaner (@CCastaner) May 17, 2018 Alors que le gouvernement est accusé, par la droite et l’extrême droite surtout, d'ignorer la France des ruraux, Castaner a annoncé un investissement de 3 milliards d'euros pour les campagnes. "Nous apporterons la téléphonie mobile d'ici 2 ans partout où il y a des zones grises et des zones blanches", a-t-il déclaré. Le délégué général de LREM tenté de se débarrasser de l'image de président des riches de Macron, déclarant : " Nous ne menons pas une politique pour qu’elle se rattache à la droite ou à la gauche mais pour qu’elle soit efficace. " Wauquiez, ambassadeur auto-proclamé d'une France “abandonnée” Président des Républicains, Laurent Wauquiez a incarné la ligne de son partie, sans surprise. Il a ressassé “le travail, la méritocratie, l'intégration et l'amour de France”, des “valeurs fondatrices”. Il a aussi évoqué une France “qui se sent aujourd'hui abandonnée, et qui a le sentiment que la politique menée est faite uniquement pour ceux qui réussissent”. Ma conception de la droite, ce n'est pas le ruissellement : on ne peut pas oublier les classes moyennes. Je défends le travail. Il n'y a pas eu de geste sur l'impôt sur le revenu ou les heures supplémentaires défiscalisées. #LEmissionPolitique — Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) May 17, 2018 #lemissionpolitique Philippe Tesson demandant à @laurentwauquiez s'il va continuer à jouer le rôle de "Mélenchon de la droite", un petit moment assez drôle. — D. de Montvalon (@demontvalon1) May 17, 2018 Après avoir défendu “la famille et les classes moyennes”, il a renoué avec des thèmes sécuritaires, demandant “des mesures de bon sens telles que l'expulsion des étrangers radicalisés ou la création d'un délit d'incitation à la haine de la France”. Il a toutefois fait un véritable faux pas, assurant qu'il avait été élu à la tête de la région Auvergne Rhône-Alpes par huit millions de personnes, alors qu'uniquement 1 201 597 citoyens ont voté pour lui. Laurent Wauquiez a plutôt été élu président de la région Auvergne Rhône-Ales par 1 201 597 personnes en 2015, sur un total de 5 310 464 inscrits #LEmissionPolitique https://t.co/LwzCdO2Gdn 1/2 pic.twitter.com/D0qyfasRx5 — L'Emission politique (@LEPolitique) May 17, 2018 Pour Mélenchon, la perspective d'une “marée humaine” face à Macron Le chef de file de LFI prépare, avec la CGT et une cinquantaine d’associations, syndicats (Génération.s - le mouvement de Benoît Hamon, Parti communiste français, Nouveau Parti anticapitaliste, EELV, Attac, Fondation Copernic, Solidaires, FSU, UNEF…) des défilés dans toute la France, le 26 mai. Pour “réaffirmer le soutien aux luttes” en cours et “faire reculer Macron et son gouvernement”, sans pour autant demander la démission du Président, selon Annick Coupé (Attac), porte-parole du collectif organisateur. Rendez-vous le #26mai pour des marées populaires partout en France. #LEmissionPolitique#France2https://t.co/n0gdcKqHfFpic.twitter.com/k9MY7Z3eLe — Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 17, 2018 Le député des Bouches-du-Rhône a de nouveau surnommé Macron “président des riches”, en notant : “au cours des six derniers mois, treize milliardaires français ont gagné 28 milliards de plus que l'année d'avant”. D'après un indice mondial, publié hier par Bloomberg, la fortune de 13 milliardaires français a augmenté de 27,6 milliards de dollars depuis janvier 2018 #LEmissionPolitique 1/2 https://t.co/UVVeBIJVxf pic.twitter.com/GvD6xtJk1H — L'Emission politique (@LEPolitique) May 17, 2018 Sur le plateau de l'Émission politique, Jean-Luc Mélenchon a promis une “super fête à Macron” le 26 mai, avant de railler “la logique d’égoïsme social” du président : « Le monarque républicain n’a pas un sceptre, il a un ciseau, il coupe dans les budgets de l’Etat, dans les effectifs des services publics, dans les revenus des pauvres gens, il coupe dans l’histoire sociale de la France, en voulant bousculer et détruire les statuts acquis au fil des années. » Emmanuel #Macron est le président des riches. Mais le monarque républicain n'a pas un sceptre, il a une paire de ciseaux. Il coupe. Dans les budgets de l'État, dans les effectifs des services publics, dans les revenus des pauvres gens... #LEmissionPolitique#France2pic.twitter.com/FbIJvQxpC8 — Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 17, 2018 Pour Marine Le Pen, il faut "arrêter l'immigration" La présidente du FN était elle aussi conforme à elle-même, martelant qu'il fallait “arrêter l'immigration, [la France] est à saturation totale”. Pour elle, "l'urgence, c'est de retrouver nos frontières nationales. C'est la première souveraineté à recouvrer". Frontalement opposée au projet de loi asile-immigration, elle l'a qualifié de "politique criminelle". « Il faut arrêter l'immigration, on est à saturation totale. Il y a 500 000 clandestins qui se maintiennent sur le territoire national, il y a 262 000 titres de séjour qui ont été accordés ! » #LÉmissionPolitique pic.twitter.com/XG8pjjVDyE — Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 17, 2018 Celle qui s'est définie comme "défenseur absolu de la souveraineté du peuple français" a toutefois pêché par quelques approximations, assurant qu'il y avait 260 000 titres de séjour accordés chaque année dans le pays. Comme le note le compte Twitter de l'Émission politique, ce chiffre n'est pas approprié pour comptabiliser l'immigration. En France, en 2017, Le solde migratoire est estimé à + 69 000 personnes, et non à + 262 000 personnes comme le sous-entendait la cheffe de file du FN. Si les estimations de Marine Le Pen sont exactes, il est trompeur d'en rester là : plusieurs dizaines de milliers de ces personnes repartent de France plusieurs mois ou années après avoir été admises. #LEmissionPolitique https://t.co/SVvpcgcJ76 1/2 pic.twitter.com/tY6vMflMff — L'Emission politique (@LEPolitique) May 17, 2018 Pour comptabiliser l'immigration en France, il faut donc regarder le solde migratoire (différence entre entrées et sorties) plutôt que les admissions au séjour : +69 000 en 2017 selon l'Insee https://t.co/woOkBIVbyG 2/2 pic.twitter.com/v1aMfk0ny6 — L'Emission politique (@LEPolitique) May 17, 2018 Olivier Faure, premiers pas en tant que Premier secrétaire du PS Élu en avril dernier Premier secrétaire du PS, Olivier Faure faisait ses premiers pas télévisuels. Lui aussi s'est placé dans l'opposition à Emmanuel Macron, pointant le manque d'équilibre de la politique du président : « Nous avons le président des 'en même temps', mais les plateaux de la balance ne sont plus équilibrés. Il y a un président des riches, il faut un parti pour tous les autres ! » Faure a ainsi regretté la suppression de l'exit tax, tout en demandant "le rétablissement d'un impôt sur les revenus financiers des exilés fiscaux". Olivier Faure : "On ne peut pas dire, comme le fait le Gouvernement : 'aux riches qui peuvent partir, on baisse les impôts ; à ceux qui sont captifs, qui sont plus pauvres, on les augmente. Cette société-là, je la récuse.'" #LEmissionPolitique pic.twitter.com/UpnApPdVWf — Gabrielle Siry (@GabrielleSiry) May 17, 2018 Fait rare, le député PS de la 11e circonscription de Seine-et-Marne a aussi défendu le bilan de Hollande en matière d'éducation. Quand il était au pouvoir, 60 000 postes ont été créés dans l'éducation. "S’il n’y avait pas eu la gauche pendant 5 ans, [...] le ministre ne pourrait pas aujourd’hui dédoubler des classes !", a-t-il assuré. « #Blanquer a été DG de l’enseignement scolaire sous Sarkozy, quand 80.000 postes ont été supprimés ! S’il n’y avait pas eu la gauche pendant 5 ans et la création de 60.000 postes le Ministre ne pourrait pas aujourd’hui dédoubler des classes ! » @faureolivier #LEmissionPolitique pic.twitter.com/R4J2q5TYck — Anne-Laure MONDON (@annelauremondon) May 17, 2018

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Publish date : 2018-05-18 10:48:55
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